On parle beaucoup de QVCT dans l’aide à domicile.
On parle. Beaucoup.Oui c’est important de se préoccuper de la qualité de vie et des conditions de travail des aides à domicile et de l’encadrement.
De mettre en place des actions pour les améliorer.
Avant d’améliorer les conditions de travail, et si on arrêtait de les dégrader ?
Si la question est uniquement « Que faire pour améliorer la qualité de vie et les conditions de travail ? », la réponse risque d’être déconnectée de la réalité du terrain, des véritables problématiques.
« On fait des choses mais ça ne règle pas (vraiment) le problème de l’absentéisme, des départs et des inaptitudes ».
C’est souvent ce que j’entends dans les structures dans lesquelles j’interviens.
Améliorer, c’est solutionner.
Durablement.
Et si la question n’était pas « Qu’est-ce qui peut faire du bien ? » mais avant tout « comment faire pour faire moins mal ? »
Oui le métier d’aide à domicile est un formidable métier. D’une richesse humaine incroyable.
ET
C’est un métier qui peut faire (très) mal, physiquement et psychologiquement, insidieusement, involontairement.
La question est donc plutôt « Comment réduire l’usure physique et psychologique des aides à domicile ? «
Pour améliorer durablement et efficacement les conditions de travail.
Sans cela, on risque de mettre en place des actions ponctuelles pour améliorer les conditions de travail, sans cohérence globale.
Et de continuer en parallèle à les dégrader.
Réduire l’usure professionnelle des aides à domicile doit être une priorité.
Cela demande notamment de :
- Comprendre les facteurs d’usure en partant de la réalité de l’organisation du travail mais aussi et surtout du domicile. Des domiciles. De ce qu’il s’y passe. Vraiment. De ce qui use. Insidieusement.
- Associer toutes les parties prenantes : dirigeant, encadrement, aides à domicile mais aussi bénéficiaires et entourage, acteurs principaux des conditions de travail.
Car on ne prévient efficacement que ce que l’on comprend réellement.
Améliorer quelques conditions de travail sans réduire durablement les sources d’usure et sans mettre en place une véritable culture de la prévention revient à éteindre les incendies les uns après les autres sans jamais s’attaquer à ce qui les déclenche.
Et si la première étape de la QVCT était tout simplement de réduire ce qui use les professionnels au quotidien ?
Dans votre structure, parle-t-on davantage de QVCT ou des facteurs d’usure qui l’empêchent ?
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