C’est la question que j’ai posée la semaine dernière aux participants d’un Café du Domicile au Forum Senior de Reims.
La spontanéité et la qualité des échanges entre les (futurs) professionnels et (futurs) bénéficiaires et leur entourage a permis un riche cheminement aboutissant à une prise de conscience collective et partagée.
J’ai adoré la conclusion de Muriel « Mais alors il ne faut pas les appeler » aides à domicile » mais les renommer » aides au bien-vieillir. «
La première réponse a été spontanée : « (…) en s’occupant de leur ménage pour qu’elles se sentent bien chez elle ».
» En les aidant pour tout ce qu’elles ne peuvent plus faire « .
(La question des limites professionnelles s’est invitée dès le début).
À travers l’aide aux actes essentielles et à la vie courante, les aides à domicile contribuent au bien-être des personnes âgées.
Effectivement.
Mais les autres manières de contribuer au bien-vieillir sont venues beaucoup moins spontanément.
Les missions des aides à domicile sont méconnues.
L’utilité de leur travail ne peut pas être reconnu si on ne sait pas vraiment à quoi elles servent.
Les aides à domicile (et l’encadrement) permettent aux personnes âgées de rester chez elles le plus longtemps et le plus confortablement possible.
Comment ?
-En prenant en compte leurs habitudes dans leur vie quotidienne pour respecter ce qui est important pour eux.
-En contribuant à rompre l’isolement et maintenir un lien social.
-En contribuant à leur bien-être psychologique à travers :
- la qualité de l’écoute et des échanges,
- l’accueil des émotions,
- en les laissant décider, en les considérant, en les laissant (continuer à) être.
En contribuant à préserver ou retrouver leur autonomie (en sortie d’hospitalisation notamment) en veillant à stimuler et/ou ne pas faire à la place, en prenant en compte les capacités restantes.
En contribuant au repérage des fragilités, à travers leur présence régulière et leur observation :
- en observant les changements
- en alertant
- en permettant d’agir rapidement
Alors oui les aides à domicile ne sont pas des femmes de ménage qui, elles, ne s’occupent que du logement.
La réalité c’est que si on (la Société notamment) ne leur donne pas les moyens de (bien) faire leur travail, les aides à domicile peuvent être facteur aggravant de la situation de la personne.
Si les aides à domicile n’ont pas le temps, les moyens, ne sont pas formées, outillées, cadrées, sensibilisés elles peuvent, sans le vouloir, devenir maltraitantes et contribuer au mal-vieillir et au mal-être de la personne.
Quand est-ce qu’on en parle vraiment ?
Parce que nous sommes et/ou seront tous concernés, directement et indirectement.
Merci Mesdames et Messieurs les aides à domicile pour votre précieux travail. Pour moi, pour eux, pour nous 🙏✨
Et merci à Jacqueline, Nicole, Hélène, Zora, Cyril, Léa et tous les autres d’avoir participé à ces Cafés du Domicile à Reims 🙏
Réagissez à cet article sur LinkedIn

